Affichage des articles dont le libellé est brett. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est brett. Afficher tous les articles

samedi 21 avril 2007

Observations du week-end

-> Moïse Levi poste en français sur son blog Alpha Investors, je le mets donc aussi dans les liens "blogs en français".

->Brett Steenbarger nous donne une nouvelle méthode pour utiliser le nyse tick. Il s'agit de calculer ce qu'il appelle "emerging average" : une moyenne mobile qui est calculé d'après toutes les valeurs du tick depuis l'ouverture. Ainsi, plus la journée avance, et plus la moyenne utilise de valeurs pour être calculée.
Ainsi, lorsque la moyenne mobile croît, cela indique que les valeurs récentes sont au-dessus de leur moyenne.
Brett utilise également une moyenne mobile du TICK à 20 jours, afin d'avoir un point de repère "neutre".
On obtient ainsi deux conditions pour passer acheteur :
L'emerging average doit être croissante,
et l'emerging average doit être au-dessus de la moyenne mobile à 20 jours du TICK.

plus d'infos sur le tick sur mon blog :
Nyse TICK vol.1

-> Graph weekly du SP500. C'est ce que l'on appelle une sortie en force ! Tellement fort que j'en reste un peu dubitatif. La tendance générale depuis mars 2003 est bien haussière, mais d'un point de vue "trader", on dirait que le marché est un peu suracheté, sans doute la conséquence d'une économie d'une force surprenante, avec des résultats supérieurs aux attentes.... Je pense pour ma part que le SP500 va tester un possible support à 1462 avant de remonter conquérir les 1500.

->Voici ma liste d'actions favorites pour le daytrading, que j'utilise sous prorealtime, toutes sont des actions du nasdaq sauf le SP500 (NYSE).
Je n'ai choisi que des actions issues du Nasdaq 100, qui tradent au-dessus de 15 $ et d'un volume quotidien supérieur à 2 millions.
La liste étant mise à jour en tant réel, elle me donne un aperçu immédiat de l'état du marché. Une sorte de tick personnel, plus c'est vert, mieux c'est (sauf quand je shorte le marché, bien entendu).
D'un coup d'oeil je repère les valeurs ayant une bonne force relative. Une stratégie qui marche pas trop mal quand le marché est très "trendy".

lundi 2 avril 2007

NYSE TICK - vol. 1

NYSE-TICK , Qu'est-ce que c'est, et comment s'en servir ?

Je commence une série d'articles sur le NYSE-TICK, qui est un indicateur phare pour le daytrading.

Pour commencer en beauté, voici la traduction d'un série de trois articles de Brett Steenbarger à ce sujet ;


ARTICLE 1 (l'original en anglais)
"Voici une capture d'écran de ma station de trading. Ce n'est pas évident à comprendre (cliquer sur l'image pour l'agrandir), les chandeliers rouges sont les futures ES, les barres bleues, c'est le NYSE TICK, et les barres jaunes, le volume des ES.
Echelle de temps : 2 minutes par barre.

Le NYSE-TICK nous indique combien d'actions s'échangent à leur prix d'offre moins ceux qui s'échangent à leur prix demandé, et ce chiffre est mis à jour plusieurs fois par minute.
C'est un très bon indicateur du sentiment de trading à très court terme, car il capture le degré d'agressivité général des acheteurs (qui paie le prix des offres faites par les vendeurs) contre celui des vendeurs (qui vendent au prix demandé par les acheteurs). (NDT : L'agressivité est representé par le fait d'acheter au prix offert par la partie opposée au lieu de proposer un ordre "limite", par exemple, un vendeur agressif vend au prix demandé par l'acheteur, car il craint que le prix baisse encore, étant pressé, il se saisit de ce qu'on lui propose)

Notez sur le graph le plus-bas du NYSE TICK, dans la region des -600, (première flèche rouge). Les plus-bas suivants sont moins bas (les deux autres flèches rouges), ce qui signifie que les traders sont moins pressés de vendre au prix demandé durant cette période. De plus, le volume des échanges diminue durant ces moments de ventes.

Cela favorise les acheteurs, qui font monter l'offre et créent un breakout (une cassure) haussière du TICK, le tout sur des volumes en hausse. Comprendre ce changement de sens
du marché offre une opportunité de trading intéressante. Ce type de configuration apparait presque quotidiennement, lorsque le momentum change du camp des vendeurs au camp des acheteurs.

ARTICLE 2 (l'original en anglais)

Dans cet article, je vais vous présenter une technique utilisant le TICK que vous ne trouverez nulle part ailleurs.

Le graphique ci-dessus montre la fréquence des valeurs de clôture à 1-minute du NYSE-TICK lors des 8 dernières séances. J'ai utilisé 8 séances comme période de test, car le S&P500 a été calme récemment (NDT article du 11 aout 2006). Ce que je vois ici, c'est la distribution des valeurs du TICK (donc du sentiment à court-terme des trades) qui est associé à un marché calme et sans tendance.

Notez que la valeur médiane du TICK dans cet example n'est pas zéro, mais +237. On trouve aussi en plus grand nombre des valeurs extremes du coté positif que négatifs (sur le graphs, deux points à -1000 ne sont representés)

A présent, comment utiliser cette information pour determiner la psychologie du marché ?

Mes recherches laisse penser que si l'activité relativement calme des 8 derniers jours devaient laisser place à une vraie tendance, il faudrait voir une modification de la distribution des valeurs du NYSE TICK. Une telle modification indiquerait que les traders sont plus agressifs, soit en achetant au prix de l'offre, soit en vendant au prix de la demande. En comparant la distribution du TICK d'aujourd'hui à celui de quelques jours auparavant, on mesure le sentiment actuel des traders, bullish (haussier) si la lecture récente est supérieure, bearish (baissière) si la lecture récente est inférieur, ou neutre, si elle est similaire aux huit jours passés.

C'est la distribution des valeurs du TICK, et pas simplement sa valeur à l'instant T, qui a du sens, et qui indique un changement du sentiment. La beauté de cet indicateur est qu'il mesure le sentiments des traders via leur comportement d'achat et de vente, et non par leur croyances établies. En ayant accès à la distribution du TICK en terme relatifs -- comparant le marché d'aujourd'hui à celui des jours passés--- on en apprend plus sur les changements de sentiment des traders qu'avec la valeur absolue du TICK.

La version "vite fait" de cette méthode consiste à soustraire la valeur médiane, +237, à chaque clôture de minute. Si les TICK ajustés, une fois cumulés, créent une pente positive, vous savez alors que le sentiment relatif est positif. Si les sommes additionnées du TICK ajusté créent une pente négative, vous avez alors un indicateur de sentiment baissier.

Les valeurs composites du NYSE TICK (ajusté à une période récente de test) sont résumés sur la page http://www.brettsteenbarger.com/weblog.htm (le blog utilise des mesures du tick à 10 seconde pour le calcul, au lieu de 1 minutes). Dans le prochain article, je vous montrerai comment utiliser effficacement ces valeurs composites pour des échelles de temps plus grandes. Les meilleurs indicateurs, à mon avis, sont ceux qui captent la psychologie du marché même, et de ces intervenants.

ARTICLE 3 (l'original en anglais)

Regardons à présent comment se servir du TICK sur plusieurs jours.

Pour cette étude, j'utilise les statistiques du TICK ajusté quotidiennement sur mon site : http://www.brettsteenbarger.com/weblog.htm Il s'agit d'une moyenne journalière du TICK mesuré sur le vif, le tout ajusté pour être centré sur 0. En conséquence, une valeur positive indique un intéret acheteur sur la journée; et une valeurs négative indique l'opposé. La correlation entre le TICK ajusté journalier et le changement de prix du SPY (ETF du S&P500) est au-dessus de 0.70, ce qui suggère qu'environ la moitié de toutes les variations de prix peuvent être attribuées à l'activité de traders influant sur l'offre contre la demande, sur l'ensemble des actions du NYSE.

Depuis Juillet 2003 (N = 774 sessions), j'ai trouvé à 63 jours où l'indice du S&P500 (SPY) montait d'un pourcent ou plus sur la journée. Quatre jours plus tard, SPY montait d'en moyenne 0,07%(35 jours en hausse, 28 jours de baisse). Cela ne représente donc aucun avantage haussier lié au gain du SPY de 0,14% pour l'ensemble de l'échantillon étudié.

Maintenant, ajoutons le facteur NYSE TICK à l'équation. Lorsque SPY est monté de plus d'un pourcent ET que le NYSE TICK a été fort (N=31), les quatres jours suivants, le SPY est monté d'en moyenne 0,39% (22 up, 9 down). Lorsque SPY est monté de plus d'un pourcent ET que le NYSE TICK a été faible (N=32), les quatres jours suivants ont vu le SPY perdre en moyenne -0,24%(13 up, 19 down). Clairement, le TICK a fait la différence : la lecture du TICK d'une seule journée a eu une implication haussière ou baissière pour les quatre jours.

Et que se passe-t-il lorsque le SPY est faible lors d'une journée ? Nous avons 67 jours où le SPY a perdu plus d'un pourcent en une seule journée depuis juillet 2003. Lorsque le SPY est faible est que le TICK est plutot fort, les quatres jours suivant le SPY prend +0,39%. Lorsque le SPY est faible ET que le TICK est faible aussi, les quatre jours suivant, le SPY ne prend que +0,03%. Encore une fois, on voit l'influence du TICK d'une journée sur plusieurs jours !

Maintenant, regardons le TICK sur plusieurs jours. Lorsque le NYSE TICK Ajusté fait en moyenne plus que +500 sur une période de quatre jours (N=36), les quatres jours SUIVANTS, le SPY prend 0,39%. C'est beaucoup plus que les +0,14% moyens. Lorsque le TICK fait en moyenne -500 sur une période de quatre jours (N=34), les quatres jours SUIVANTS, le SPY GAGNE 0,48%, encore une fois, beaucoup plus que la moyenne.

Ce que l'on voit, c'est qu'un sentiment de trading très positif sur plusieurs jours tend à générer de la force sur les jours qui suivent, mais un sentiment très négatif a tendance à créer un renversement de tendance. Pour conclure, on peut dire que l'évolution du nombre d'actions payés au prix de l'offre et celles payés au prix de la demande font une différence sur un horizon de plusieurs jours. "

Brett Steenbarger, traduit par Nasdaq Follies


Voilà, c'est une bonne introduction. Le TICK est en effet un outil qui offre un point de vue psychologique du marché. Essayer de comprendre l'effervescence ou le calme de la place du marché virtuelle est important, car un marché excité qui n'arrive pas à faire de nouveaux plus hauts est un signe d'épuisement. Il faut guetter l'efficacité du marché, et savoir qui mène le jeu.
Avant de faire un trade, il est important de savoir si le marché va dans le même sens que le trade. En effet, dans un contexte de renversement à la baisse du marché, j'aurais du mal à acheter une action, même si elle présente une configuration intéressante. Je pense qu'une bonne lecture du TICK peut augmenter le TAUX de réusssite des trades considérablement.

lundi 26 mars 2007

Gestion psychologique du risque

Article traduit de Brett Steenbarger, disponible en anglais ici

Il n'y a pas longtemps, un trader m'a raconté qu'il avait des difficultés à gérer ses émotions lorsqu'il tradait. Parfois il devenait paralysé par la peur, ratant ainsi des opportunités. D'autres fois, décidé à ne pas rester hypnotisé par les phares de la voiture, il se ruait sur les marchés et refusait de couper ses pertes. Cela devint un processus cyclique : il perdait de l'argent, réduisait la taille et la fréquence de ses positions, se frustrait de rater les opportunités, sautant sur n'importe quelle occasion qui suivait, et perdait à nouveau de l'argent. Ce qui est intéressant, c'est que cela arrivait même lorsqu'il tradait des positions si petites que les pertes étaient sans gravité pour ses finances. En effet, il tradait avec ses émotions, même lorsqu'il faisait du "paper" trading (compte virtuel).

Le problème était que même s'il risquait moins en tradant de plus petites sommes, lorsqu'il s'agissait des émotions, il était "à fond". Comme il me le décrivait, il avait "besoin" que les trades fonctionnent pour lui. Il ne voyait pas d'autres alternatives à son avenir, pas d'autres carrières possibles, et craignait beaucoup de devoir prendre un travail "normal". Il avait également vécu des déceptions en amour, et n'avait que peu d'amis sur qui s'appuyer lorsque les choses se gatèrent.

En résumé, son estime personnelle était basé sur sa réussite en tant que trader. Son risque financier importait peu : son risque psychologique dépassait tout. Ses tentatives cycliques de faire du profit ou d'échouer n'étaient pas le fruit d'une vraie stratégie de trading, ce n'étaient que des copies de stratégies, pour gérer ses sentiments envers lui-même.

Ce dont nous avons besoin nous contrôle, et quand tous les oeufs sont placés dans le panier nommé "trading", la pression sur les perfomances est tout simplement trop difficile à gérer. Diversifier ses positions sur le marché importe peu si nous sommes incapables de diversifier nos sources de gratifications et d'estimes personnelles. Le besoin de succès est très différent du besoin d'éviter l'échec. Une vie riche et remplie en-dehors du trading est le meilleur moyen de gérer son risque psychologique. Les périodes inévitables d'insuccès en trading sont beaucoup plus faciles à gérer lorsque l'on reçoit des dividendes du reste de la vie.
----------------------------------------------------

jeudi 22 mars 2007

Qu'attendre après un fort momentum haussier sur le marché d'actions?

Article traduit de Brett Steenbarger traduit de l'anglais par N.M.
http://traderfeed.blogspot.com/2007/03/strong-upside-momentum-in-stock-market.html

Les lecteurs de Trading Pyschology Weblog sont sans doute familiers avec l'un de mes indicateurs préférés, que j'ai appellé Demand and Supply (la demande et l'offre). Pour cet indicateur propriétaire, j'ai construis deux jeux de moyennes mobiles - une court-terme, et l'autre moyen-terme - et une enveloppe de volatilité autour de chacun d'elle. Demand est l'indice du nombre d'actions qui clôturent au-dessus des *deux* enveloppes, Supply est l'indice du nombre d'actions qui clôturent en-dessous des deux enveloppes. Ainsi, Demand and Supply capte à la fois la respiration et le momentum(NDT : la continuité de sa direction) du marché. Quand Demand et Supply sont très hauts, cela indique que nous avons un momentum fort et étendu sur tout le marché.

Mes données de Demand and Supply remontent jusqu'à mi-Septembre 2002, et couvrent tous les éléments du NYSE, ASE et NASDAQ. La hausse de mercredi (21mars2007), sur un fort momentum haussier nous a donné une valeur Demand de 226. C'est la quatrième plus forte valeur de cet indcateur que j'ai mesuré. Ce que cela nous dit, c'est que l'intérêt acheteur est extrêmement large et fort répandu depuis quelques jours, une conclusion aussi apporté par mon "dollar volume flow data".

D'après un de mes principes de trading, mentionné il y a quelques temps, une évolution forte de l'offre et de la demande devrait

En remontant jusqu'à sept.2002 (1127 jours de tradings), j'ai trouvé 11 occurence d'un Demand dépassant 180. Pour explicité ce chiffre, cela correspond à un rapport entre des actions avec une forte expansion du prix à la hausse largement supérieure à celle avec une forte expansion à la baisse (8 contre 1 ou plus)
Le lendemain des expansions de Demand (supérieur à 180), sur le SP500, 5 fois sur 6 le marché baisse, et reprend en moyenne 0,22% des gains. A quatre jours toutefois, le gain est de +0,49% (plus que la moyenne annuelle)

Si on élargit cette étude aux jours où Demand est supérieur à 150, on trouve un gain moyen quatre jours après de 0,87%, encore mieux.
Cependant, il n'y pas d'avantage haussier le lendemain même de l'explosion hasussière.

Pour conclure, les explosions haussières (comme celle d'hier), ont besoin de respirer une journée avant de reprendre de l'effet pour les jours qui suivent, créant ainsi l'opportunité d'acheter à bon prix le lendemain des fortes hausses, pour une hausse de quelques jours.

Pyschologie des marchés

Brett Steenbarger est un trader américain qui vit à Naperville, IL. Il est l'auteur de Psychology of Trading (Wiley 2003), et de Enhancing Trader Performance (Wiley, 2006). Il s'intéresse donc à la psychologie des marchés, et la psychologie des traders. Je pense qu'il est très important de prendre en considération cet aspect, car nous appuyons nos décisions, consciemment ou non, sur nos émotions. On peut parfois "sentir" que quelque chose va arriver,je pense (comme Jack Schawger, l'auteur des Markets Wizards) qu'une part de notre connaissance des marchés s'intègre à notre inconscient, devient une sorte de reflexe, et nous permet de prendre les bonnes décisions. On ne peut donc pas s'improviser trader, car le mécanisme d'apprentissage et d'intégration est long. Le passage de l'amateur au professionel passe par un long travail de reflexion et de travail sur soi, d'où l'intérêt d'une approche psychologique, en plus des connaissances théoriques et pratiques. Réussir en trading, c'est apprendre à maîtriser ses émotions. Lorsque j'ai commencé à trader en virtuel, j'avais un taux de succès qui m'impressionnais ! Mais mes premiers trades réels se sont révélés bien plus ardus, car je n'avais pas le même état d'esprit, les émotions avaient le dessus et modifiaient la tactique que j'avais élaborer.

J'ai demandé à Brett si je pouvais traduire certains de ces articles pour mon blog, et il est enchanté par cette idée. Vous pouvez directement le lire sur son site : http://www.traderfeed.blogspot.com/ , mais je publierais régulièrement les traductions d'articles qui me paraissent importants. Le but de mon blog étant de partager mes découvertes et mon apprentissage, chaque fois que j'apprendrais quelque chose d'important grâce à son site, je vous l'indiquerais sur Nasdaq Follies. Il y a bien d'autres de blogs, des milliers, tous très instructif, et je mettrais en ligne au fur et à mesure des posts, mes liens préférés. Je suis tout ouï pour en découvrir des nouveaux...